Projet de réhabilitation du Manoir


Il appartient désormais à la commune. C'est bien l'EPFN (Etablissement Public Foncier de Normandie), qui a acheté ce bien pour Saint Aignan de Cramesnil en décembre 2011. Nous disposons de 5 ans pour mener les projets visant la nouvel vie de cet édifice.

 

La rédaction des appels d'offres est donc en cours afin de lancer l'étude de faisabilité concernant la réhabilitation du Manoir. Cette étude, entièrement financée par l'Etat (crédit 1% paysage*), et la CdC Plaine-Sud de Caen, permettra d'aborder sereinement la rédaction des projets qui seront probablement axés sur le service au public, la culture et l'économie...


* Subvention sera accordée grâce au passage de la RN 158 en A88. L’étude sera menée à l'échelle de la CdC.

Seul le travail en partenariat est à la base d’une politique culturelle viable, adaptée aux attentes locales. Des personnes oeuvrant chacune dans leur domaine peuvent ainsi agir ensemble, mutualiser les compétences et être valorisées dans leurs actions.


Le manoir de St. Aignan-de-Cramesnil - Un relais / étape entre les plages du Débarquement et le dénouement de la Bataille de Normandie à Chambois/Montormel

Le manoir, édifice classé aux bâtiments de France, est un ensemble remarquable de 7 385 m2 clos que la commune a souhaité conserver dans le domaine public. L'ancien château de Cramesnil, a conservé un joli pavillon du XVIe siècle.

 

Ce domaine est au cœur de l’histoire majeure du patrimoine historique (de Guillaume le Conquérant 1066,  à 1944, puis la reconstruction), industriel (les mines - la SMN) et naturel (zone agricole importante), du Pays de Caen-Métropole. Il doit en être un des relais et une des clefs pédagogiques en le structurant fortement.

Les visiteurs et les locaux profiteront ainsi d’un accès aisé à son offre culturelle, à son patrimoine et à ses services. L’objectif est précisément de capter les flux de touristes qui passent en transit sur le territoire, et plus particulièrement en Plaine Sud.

 

L’objectif de la commune est d’inscrire ce projet dans l’environnement Métropolitain, à travers un équipement d’accueil complet, doté de prestations de qualité.

Ce projet doit prioritairement désenclaver la zone rurale de Plaine Sud de Caen et révéler les atouts de la Métropole et du Département,  rayonnant grâce à sa situation centrale en devenant un pôle d’accès et un relais pour découvrir et stationner sur le territoire Métropolitain.

 

Accueil et vivre ensemble en ruralité

Il doit proposer des services innovants de grande qualité. Grande capacité d’accueil – auditorium – restauration – hébergement. L’économie de proximité, par le biais des entreprises et des professionnels indépendants sera aussi fortement sollicité.

 

Transition énergétique

Il doit se montrer exemplaire en terme de développement durable concernant l’énergie.

 

Tourisme

Ce domaine est au cœur de l’histoire majeure du patrimoine historique (de Guillaume le Conquérant 1066,  à 1944, puis la reconstruction), industriel (les mines – la SMN) et naturel (zone agricole importante), du Pays de Caen-Métropole. Il doit en être un des relais et une des clefs pédagogiques en le structurant fortement.

Les visiteurs et les locaux profiteront ainsi d’un accès aisé à son offre culturelle, à son patrimoine et à ses services. L’objectif est précisément de capter les flux de touristes qui passent en transit sur le territoire, et plus particulièrement en Plaine Sud.

 

Education en ruralité

Il doit être en mesure d’accueillir les classes découverte. Sa position géographique centrale et proche des pôles d’intérêts majeurs (de la Suisse Normande aux plages du Débarquement), permet aux groupes de rayonner facilement sur la zone Métropolitaine.

 

Couverture géographique

En fonction de l’activité proposée (tourisme, résidences…), de la Métropole à la Normandie, France, Angleterre et Europe.

 

Public(s) cible(s) – à qui s’adresse le projet ?

·       Public local, tourisme local et étranger : Accueil / cœur du domaine : café de pays – information Office de Tourisme – petit musée de patrimoine local – Tourisme de Mémoire.

·       Entreprises et professionnels : séminaires, réceptions et showcase.

·       Public local, normand et national : mariages.

·       Scolaires : classes découvertes.

·       Artistes : résidences.


La Plaine Sud se situe au centre de deux sites emblématiques : les plages du Débarquement et la poche de Falaise.

 

Contexte historique

Le territoire a initié en 2014 son désenclavement historique en portant l’attention aux yeux du grand public et des touristes de passage,  sur des faits majeurs de la Bataille de Normandie ; des événements peu ou pas connus du grand public et des acteurs publics territoriaux.

 

1944. La Plaine Sud de Caen a été terriblement meurtrie lors des opérations alliées de la libération et les contre-offensives Allemandes. Même s’il est complexe et vain d’essayer de hiérarchiser, de comparer l’ampleur des événements au sud de Caen avec d’autres opérations et d’en mesurer les blessures, il apparaît clairement que nous souffrons, en Plaine Sud, d’un manque de visibilité et d’un grave déficit de reconnaissance régionale. Preuve en sont les témoignages qui nous parviennent lors des échanges annuels internationaux. Nous n’avons pas mis en valeur la mémoire historique sur ce territoire comme elle l’est ailleurs en Normandie. Il est essentiel que l’attention portée à ces opérations soit concentrée sur les plages, point de départ de toutes les batailles. Elus et acteurs territoriaux ont constaté qu’une grande partie de la population locale et de nombreux visiteurs ignorent totalement la valeur historique du territoire et des évènements dramatiques qui s’y sont produits.

Et pourtant, il se déroula sur ce vaste territoire l’une des plus importante bataille de blindés et la première attaque d'infanterie mécanisée à grande-échelle. L’une des plus violente également. A l’issue de ces événements, visitant le champ de bataille à Falaise ou s'entassent, pêle-mêle, cadavres d'hommes, d'animaux et débris de véhicules carbonisés, le général Dwight D. Eisenhower écrira: "C'est une des plus grandes tueries de la guerre".

 

2 opérations capitales ont eu lieu sur le territoire, celle de Goodwood, et Totalize. La première est une opération militaire visant à dégager Caen, en réalisant une percée vers l’est de la ville par une des plus grandes attaques de blindés. Hubert-Folie ou encore Bourguébus ont été réellement touché pendant cette opération. La Hogue, (lieu-dit de Bourguébus), a elle aussi été ravagée. L'opération Goodwood se terminant au sud-ouest de Caen, les Britanniques n'ont progressé que de 11 kilomètres alors que plusieurs milliers de tonnes de bombes ont été envoyées sur les positions allemandes. 3 600 hommes et 469 chars alliés sont mis hors de combat et la ville de Falaise, qui était l’un des objectifs de l'offensive Goodwood, est loin d'être atteinte.

 

La deuxième, l’opération Totalize  fut lancée le 8 août 1944 par les forces armées canadiennes, britanniques et polonaises le long de la route de Caen à Falaise pour briser le front allemand. Les villages de Saint-Aignan-Cramesnil, Garcelles-Secqueville et Tilly-la-Campagne tombent aux mains des Anglo-Canadiens à l'aube, tandis que la ligne de défense allemande s'effondre progressivement. L'opération Totalize a coûté cher en vies humaines aussi bien du côté allié que du côté allemand. 1256 soldats anglo-canadiens sont mis hors de combats en quelques jours d'offensive, alors même que la ville de Falaise n'est toujours pas atteinte.

 

Un autre fait historique capital n’est pas valorisé : la mort du célèbre nazi Michael Wittemann, surnommé l’ « as des chars », mis hors service par le soldat Ekins, artilleur de 21 ans dans un Sherman Firefly. Il détruisit trois chars Tigre en seulement 12 minutes, le 8 Août 1944 à St Aignan-de-Cramesnil.

De ce passé historique n’apparaissent aujourd’hui que des stèles commémoratives présentes dans certaines communes comme Grentheville, Bourguébus, Rocquancourt, Saint-Aignan, et Hubert-Folie, ainsi que certains vestiges (château et église de Secqueville).

 

La mise en valeur de ce patrimoine est quasiment inexistante. Néanmoins, la forte résonance des commémorations du 70e a permis au territoire de communiquer et de faire connaître ces événements ainsi que d’installer une signalétique monumentale au Nord et au Sud du territoire. Cette dernière a été réalisée en étroite collaboration avec le Dr Ken TOUT, vétéran du 1er NorthamptonShire Yeomanry. Les documentaires audiovisuels accompagnant cette démarche ont été réalisés avec l’aide du musée de chars de Bovington.

Des liens forts ont été tissés avec un certain nombre d’anciens combattants et leur famille. Ken TOUT est l’un de ceux là (britannique, NorthamptonShire Yeomanry), témoigne : « J’ai toujours remarqué que tout au long des côtes Normandes, des nombreux panneaux d’informations nous rappelaient à la mémoire de la journée de bataille du 6 juin. Au contraire de la Plaine Sud ou on ne trouve quasiment pas d’indications concernant le break out (l’échappée), du 18 juillet au 9 août 1944. Un nombre important de batailles parmi les plus violentes eurent lieu, notamment celle de la marche de la mort des divisions blindées (The Death March of the  Armoured Divisions)  du 18 au 20 juillet : de Colombelles à Démouville et de Bras à Soliers ; le sacrifice des canadiens du 24 juillet au 5 août, de Ifs à Tilly-la-Campage et May-sur-Orne ; la marche nocturne, de Colombelles à St. Aignan-de-Cramesnil / Gaumesnil les 7 et 8 août. »

 

Connecter le territoire avec les offres complémentaires et géographiquement proches

Mise en réseau et rendre visible les voies vertes et les cheminements qui relient les sites.

Centraliser l’ensemble de l’offre


Quels sont les intérêts publics de travailler sur un tel projet ?

L’intérêt communautaire

  • Les tourismes culturels et familiales, (musée de la libération, expositions temporaires, réseaux de déplacements doux).
  • Faciliter l’accès pour tous à événementiel et l’animation culturelle pour tous.
  • Sauvegarde du patrimoine territorial. Equipements culturels pour le public et le tissu associatif, (Internet public, arts plastiques, lieu d’échanges et de débats).
  • Valorisation de l'image intercommunale.
  • Rayonnement métropolitain.

L’intérêt pédagogique

  • Scolaires : sensibilisation au patrimoine, ateliers culturels en lien avec les programmes scolaires, visite des activités économiques (par ex. ferme auberge, brasserie, restauration).
  • Local ado intercommunal.
  • Lieux de formation.

L’intérêt économique

  • Implantation et accueil d’entreprises (tertiaire et artisanat).
  • Location, de salle de séminaire et colloque, restauration, traiteur avec hébergement.
  • Centre de vie pour les habitants : cyber café, épicerie (dont produits locaux).

L’intérêt géographique

  • Temps de déplacements courts à l’intérieur du territoire.
  • Liens vers les pôles urbains de proximité : Bourguébus / Soliers, Saint Sylvain, Bretteville sur Laize et Falaise.
  • A proximité immédiate de l’A88, à 8 mn du Tram de Ifs, à 15m du centre de Caen.
  • Dans un site remarquable : réhabilitation d’édifice classé aux Bâtiments de France, et réaménagement des parcs et jardins, cadre agréable et reposant.
  • Site au Sud de la CdC : répartition équitable des services sur l’ensemble du territoire, (démocratisation de l’accès à la culture, maillage territorial de l’offre culturelle).
  • Accessibilité aux pistes cyclables entre communes de la CDC.

Développement durable : intérêt stratégique

  • Action 2 : enrichissement du réseau des points paysagers et environnementaux de la CdC.
  • Action 13 : point info : lieux pour présenter les acteurs économiques de la CdC : lieux de valorisation des atouts du territoire.
  • Action 23 : promotions pour l’installation de centres multi-services.
  • Action 24/25 : Pôle culturel et sportif.
  • Action 38 : point Internet haut-débit.
  • Action 40 : capacité d’accueil petite enfance.